Le coût total de la SNCF pour les ménages et les entreprises est en hausse constante depuis près de dix ans.
Dans une note récente, le site FIPECO a mesuré le coût réel de la SNCF pour les contribuables. Pas tant pour apprécier la pertinence de ces dépenses publiques que pour en établir précisément les chiffres.
L’analyse porte exclusivement sur les soutiens publics spécifiques au transport ferroviaire. Les aides générales aux entreprises ou les impôts de droit commun ont été volontairement exclus. En 2024, les régions et Île-de-France Mobilités ont financé le fonctionnement des TER et du Transilien à hauteur de 8,1 milliards d’euros. De son côté, l’État a versé 2,9 milliards d’euros pour l’exploitation du réseau de proximité, les trains Intercités et le fret.
Une envolée des coûts de fonctionnement et d’investissement
Au total, ce sont donc 11 milliards d’euros de dépenses de fonctionnement qui ont été prises en charge par la puissance publique au bénéfice de la SNCF. À ces sommes s’ajoutent 7,4 milliards d’euros de subventions d’investissement, ainsi que 0,8 milliard d’euros correspondant aux intérêts des dettes reprises par l’État.
Après déduction des dividendes, le coût net pour les contribuables atteint 17,5 milliards d’euros. Si l'on inclut la subvention d’équilibre du régime social des cheminots (3,3 milliards), le coût total s'élève à 20,8 milliards d’euros en 2024.
Cela représente 0,71 % du PIB, contre 13,7 milliards en 2016. Une charge qui s’ajoute au prix des billets et pèse aussi sur les ménages et les entreprises qui ne prennent jamais le train.
Source : Analyse FIPECO - 2024